CAC 40 : emploi en France vs international

Aides publiques massives

Renault : ~38 000 salariés en France sur ~106 000 au total (36 %).

TotalEnergies : ~37 900 salariés en France sur 102 579 (~37 %).

LVMH : environ 70 000 salariés en France sur 198 000 (~35 %).

 

STMicroelectronics / GlobalFoundries : aide France/UE pour usine de Crolles — €2,9 milliards.

ArcelorMittal : décarbonation sites Dunkerque & Fos — €850 millions.

Automotive Cells Company (ACC – TotalEnergies / Stellantis / Saft JV) : IPCEI batteries Douvrin — €846 millions autorisés.

Renault (via filiales) : aides à l’investissement usine AESC Douai — €48 millions.

Conclusion : beaucoup de ces groupes ont majoritairement leurs effectifs hors France, malgré l’image “nationaliste” qu’ils peuvent renvoyer.

Même sous couvert d’IPCEI ou France 2030, l’État accorde des milliards à des entreprises qui n’emploient qu’une fraction de leurs salariés en France.

LVMH

(le groupe dirigé par Bernard Arnault) sur la répartition de ses salariés

Attention : LVMH ne diffuse pas un détail “par pays” en dehors de la France ; la ventilation officielle est par grandes zones géographiques.

Effectifs (31 décembre 2023)

 



Total monde : 213 268 salariés (CDI + CDD).

(LVMH Urd)

Total Energie

(le groupe dirigé par Bernard Arnault) sur la répartition de ses salariés

Attention : LVMH ne diffuse pas un détail “par pays” en dehors de la France ; la ventilation officielle est par grandes zones géographiques.

Effectifs (31 décembre 2023)


Total monde : 102 579 salariés.à l’échelle mondiale. (Scribd, Wikipédia)

  • En revanche, certaines sources comme Statista estiment 102 887 salariés fin 2024 (Statista), tandis que StockAnalysis indique 95 393 salariés fin 2024 (StockAnalysis).

     

     

En résumé, selon leur rapport officiel, le chiffre de référence le plus fiable est de 102 579 salariés fin 2023.

Renault Group

répartis entre la France et le reste du monde. 

À noter que Renault ne publie pas de données détaillées par pays 

la ventilation se fait principalement par entité ou zones. 

Effectifs (31 décembre 2023)


  • Selon le rapport financier 2023, Renault Group comptait environ 106 000 collaborateurs dans le monde au 31 décembre 2023 (ADVFN).

     

  • Une autre source (Zonebourse) annonce 105 497 salariés fin 2023 (Zonebourse).

     

Ces deux chiffres sont proches ; on retiendra ≈ 106 000 comme base.

Zone

Nombre

Part du total

France

39 351

18 %

Europe (hors France)

46 809

22 %

États-Unis

43 649

20 %

Japon

10 496

5 %

Asie (hors Japon)

52 185

24 %

Autres marchés (Amérique latine, Moyen-Orient, Afrique, Océanie…)

20 778

10 %

Source : Document d’enregistrement universel 2023 de LVMH (tableau “Breakdown by geographic region”). (LVMH Urd)

D’après le Document d’enregistrement universel 2023 :

  • France : 36,9 % des effectifs

  • Reste de l’Europe et Reste du monde (ensemble) : 63,1 % (Scribd)

Sur la base de 102 579 salariés, cela donne :

Région

Nombre estimé

Part du total

France

≈ 37 900

36,9 %

Reste du monde

≈ 64 700

63,1 %

Total mondial

102 579

100 %

Région

Effectifs estimés

% approximatif*

France

38 000 – 40 000

~36 % – 38 %

Reste du monde

66 000 – 68 000

~62 % – 64 %

Total

≈ 106 000

100 %

* Pourcentage sur base de 106 000.

Ventilation complémentaire (par entités spécifiques)

Quelques filiales et entités donnent des chiffres ponctuels (hors scope global) :

  • Renault SAS (France) – effectif de 22 095 salariés (2023) (Le Journal des Entreprises).

     

  • Renault Retail Group (distribution en Europe) – 5 500 salariés en 2023 (Wikipédia).

     

  • RCI Banque S.A. (Suisse) – 32 salariés (Scribd).

     

Renault Tanger (Maroc)4 390 employés en 2023 (Scribd).

Faible contribution proportionnelle au système social français

  • Ces groupes profitent des aides fiscales et dispositifs sociaux mais répercutent peu sur les citoyens :

    • CIR (Crédit Impôt Recherche) : millions versés sans obligation d’emploi proportionné.

    • Dividendes massifs distribués aux actionnaires majoritairement étrangers ou résidentiels hors France.

    • Récupération de PGE et aides Covid pour renforcer leur trésorerie, pas forcément l’emploi en France.

Implication des parlementaires et complicité de l’État

  • Les décisions IPCEI et aides France 2030 sont souvent soutenues politiquement et relayées par certains députés et ministres, sans contrôle citoyen réel.

  • Exemples : vote de budgets France 2030 qui financent des projets industriels avec très peu de visibilité sur la proportion d’emploi français (ST, ACC, batteries, semi-conducteurs).

Les aides fiscales massives (CIR, CICE historiques) sont votées ou validées dans les lois de finances sans suivi effectif de création d’emploi local.

Contraste avec la population française

  • Pendant ce temps, les Français paient impôts, cotisations, taxes sur carburant, énergie et TVA pour soutenir le système social et financer ces aides.

  • Mais les mêmes groupes, avec un effet levier sur l’export, profitent des aides et du marché intérieur sans qu’une part proportionnelle revienne aux salariés français.

Le résultat : les efforts demandés aux citoyens (fiscaux, sociaux) ne leur sont pas profitables, alors que les entreprises captent des fonds publics pour des profits globaux.

des milliards d’aides pour quelques milliers d’emplois français, quand les profits et dividendes sont mondiaux

Groupe

Aide (€)

Salariés en France

Commentaire

STMicroelectronics

2,9 Mds

3 000–5 000 (local Crolles)

Aide massive pour usine, emploi très limité

ArcelorMittal

850 M

20 000–25 000 (Fos/Dunkerque)

Décarbonation financée par l’État

ACC / TotalEnergies / Stellantis

846 M

~1 000–2 000

Gigafactory Douvrin : multinationales et investissement européen, fraction emploi FR

Renault / AESC Douai

48 M

1 000

Usine batteries

L’État français distribue des milliards à des entreprises qui n’emploient qu’une fraction de leurs salariés en France.

Pendant ce temps, les citoyens financent le système social et les aides publiques.

Les profits, eux, partent largement à l’étranger. Le couvert des parlementaires et l’absence de transparence rendent ces pratiques acceptables aux yeux du pouvoir, mais pas pour les Français qui paient.

Il est temps de demander des contreparties réelles : emplois locaux, dividendes plafonnés, transparence totale sur les aides