Pas de quartier pour les électoralistes :

On nous répète sans cesse la même rengaine : « voter, c’est la solution ». Et dans la bouche de certains, ça devient même : « voter LFI, c’est la seule solution ».

LFI laverait plus blanc que blanc, serait la pureté incarnée face à la droite et à l’extrême droite. Mais à écouter leurs apôtres, on a surtout l’impression qu’il faut se soumettre à leur ligne ou être immédiatement catalogué « complice des fachos ».

Abstention = fascisme ? La vieille ficelle

Chez les staliniens de LFI, tout ce qui ne suit pas la ligne devient automatiquement suspect : « de droite », « d’extrême droite », « complice des fascistes ». Et dans cette logique binaire, les abstentionnistes seraient forcément des ennemis.

Mais l’abstention n’est pas apolitique. C’est le refus de donner sa voix à des guignols qui confondent « peuple » et « parti ». C’est dire clairement : « je ne cautionne pas vos combines, ni votre système truqué ».

Et même à l’intérieur de LFI, la règle est la même : oser contredire Mélenchon, c’est se condamner à l’exclusion ou à la marginalisation. Corbière, Garrido, Ruffin, et d’autres qui ont simplement émis des réserves ou exprimé une divergence se sont fait sortir du jeu, réduits au silence par les gardiens de la ligne officielle.

La discipline de parti, l’effacement de ceux qui osent interroger le grand chef, ce n’est pas l’apanage du RN. LFI, sous ses airs de démocrates, n’a rien à lui envier.

Nous, anarchistes

Nous voulons que ça change vraiment. Nous voulons que cesse le porte-parolat, que disparaissent Assemblée nationale et Sénat, simples chambres d’enregistrement du capital.

Deux preuves suffisent pour comprendre leur inutilité :

  • Le Conseil constitutionnel a toujours le dernier mot, neuf bourgeois qui décident pour des millions.

  • La corruption gangrène tous les bords politiques.

Et quand LFI prétend « représenter le peuple », de quel peuple parle-t-on ? À peine 15 % de la population. Et les autres ? Exclusion, rééducation, camps ? Voilà leur conception de la démocratie.

Les contradictions de LFI

Si LFI avait vraiment voulu faire tomber Macron lors du 49.3 sur les retraites, ils auraient voté la motion de censure déposée par le RN. L’important n’était pas qui déposait la motion, mais de faire tomber le gouvernement. Ils ne l’ont pas fait.

Par contre, pour négocier des postes, pour placer une Première ministre comme Mme Castet, là oui, les alliances deviennent soudain possibles.

Leur but n’est pas notre bonheur. Leur but, c’est le pouvoir. Opportunistes jusqu’au bout des doigts.

Un coup contre la religion car c’est de droite, un coup pour le voile car c’est « un choix éclairé ».
Un coup Palestine, un coup tribun de l’Assemblée. Mais quand il s’agit de se mêler aux luttes ouvrières, ils sont aux abonnés absents.

Et les gilets jaunes ? Où étiez-vous, bande de charognards ? Vous nous avez laissés seuls face aux flics, et maintenant vous osez ramener vos truffes électoralistes ?

Pas de quartier pour les électoralistes

Pas d’électoralistes dans nos quartiers.
La parole aux citoyens, le pouvoir aux citoyens, des pavés dans vos urnes !

Nous ne voulons plus élire des messies politiques. Nous voulons voter pour des projets, décider nous-mêmes des lois, construire ensemble la société.

À bas les Le Pen, les Mélenchon, les Hollande, les Macron… À bas tous ces bourgeois qui vivent comme des rois et prétendent s’intéresser au bas peuple.

Notre politique à nous

Nous ne sommes pas « apolitiques ». Nous sommes a-partisans.

La politique est dans nos vies, dans nos luttes, dans nos boulots.

Pendant que nous produisons et enrichissons ce pays, des connards en costard nous expliquent qu’ils savent mieux que nous comment gérer ce « pognon de dingue ». Leur obsession ?

Plus de pouvoir :

  • pouvoir de délocaliser,

  • pouvoir de décider qui est « bon » ou « mauvais »,

  • pouvoir de vendre des armes aux deux camps d’une guerre,

  • pouvoir de laisser crever leurs propres citoyens.

Notre ennemi, c’est la bête immonde du capital, qui nous réduit à l’état de marchandise. Et les partis, tous les partis, sont à sa botte.

Le piège de la représentation

Dans leur système représentatif, il suffit de corrompre un parti pour corrompre tout le pouvoir.

Dans un système où le peuple vote directement les lois, il faudrait corrompre des millions de personnes.

Voilà pourquoi ils tiennent tant à leurs institutions.

Souvenez-vous du « notre ennemi, c’est la finance »… suivi du CICE sans contrepartie. Ces gens se foutent de nous. Ils pactisent avec le capital tout en se drapant de discours « sociaux ».

Nous voulons autre chose

Nous ne voulons pas d’un parti avec son programme ficelé d’avance. Nous voulons écrire ensemble nos propres programmes, voter nos décisions, porter nos voix directement.

Le temps est révolu où les partis venaient nous caresser une fois tous les 5 ans pour ensuite gouverner pour les copains. Nous sommes les maillons essentiels de la machine. Sans nous, ils ne sont rien. Sans eux, nous serons libres.

Clouons les oiseaux de mauvais augure aux portes de leurs églises !

2 réflexions sur “Pas de quartier pour les électoralistes :”

  1. Philippe Sedano

    Pourquoi vous travaillez ? C’est l’acceptation de ce système. A 67 ans, je ne me suis jamais déshonoré à travailler pour ces fdp. Ensuite, z’avez pas l’impression d’être prétentieux. LFI, pour moi, vivant avec et pour l’Anarchie, c’est forcément mieux que n »importe quel autre. Un grand pas vers notre idéal, qui forcément serait nôtre meilleur tremplin. Il y a un travail considérable pour que les gens comprennent ¹ enfin leur intérêt. Bref, le But, arriver au but !?…une 6ème république …la meilleure option politique que j’ai entendu pour l’instant. C’est dans ces moments là où l’on peut s’imposer, si non on restera des critiques sans avenir…

    1. Vivant avec et pour l’anarchie, et allant pourtant donner sa voix à LFI… À quel moment êtes-vous réellement anarchistes ?

      Est-ce quand vous dépendez des subsides de l’État pour survivre ?

      Ou quand vous travaillez uniquement pour votre pomme, en profitant malgré tout de ce que la solidarité des autres, issue de leur travail, met à votre disposition ?

      Le principe du travail, je n’ai rien contre. La redistribution non plus. Ce qui me gêne, c’est le déséquilibre flagrant dans la répartition.
      Ne rien foutre et vivre uniquement des aides de l’État, c’est rester prisonnier de l’État. Personnellement, je préfère travailler et ne rien devoir à ce système, plutôt que d’être tenu en laisse par lui.

      Et quand j’entends dire que « LFI est notre meilleur tremplin », je comprends tout de suite que ce discours n’a rien d’anarchiste.
      Parce qu’il n’y a pas de compromission possible avec la bourgeoisie politicienne qui prétend nous représenter.

      Le But arriver à une 6ème république donc anarchiste républicain…

      Aller voter, toucher les allocs, et en même temps crier qu’on est anarchistes… c’est se bercer d’illusions.
      Être anarchiste, ce n’est pas mendier des miettes de l’État ni déléguer son pouvoir dans les urnes.
      C’est refuser leurs institutions, construire nos propres solidarités, nos propres réseaux, nos propres manières de vivre libres.

      La vraie solidarité, ce n’est pas celle administrée par l’État, distribuée en fonction de ses calculs et de ses intérêts. La vraie solidarité, c’est celle qu’on organise entre nous, sans hiérarchie, sans condition humiliantes, sans contrôle. C’est partager les ressources, mettre en commun les savoir-faire, prendre soin les uns des autres hors des logiques de profit et de dépendance. Là est toute la différence :

      – la dépendance étatique, c’est rester captif de la machine, vivre au rythme de ses subventions et de ses lois ;

      – la solidarité autogérée, c’est briser ce lien de dépendance et choisir de bâtir nos propres moyens de vivre ensemble, par et pour nous-mêmes.

      Voilà où se joue l’anarchie : dans l’autonomie, dans la dignité, dans le refus de tendre la main à ceux qui veulent nous gouverner.

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