Mes camarades, ouvrons les yeux. Pendant que l’on nous demande de serrer les dents, de payer toujours plus, de subir les hausses de prix, de supporter les taxes et les surtaxes, une poignée de multinationales du CAC 40 empochent des milliards d’euros d’aides publiques, tout en employant une part ridicule de salariés en France et en rapatriant les profits ailleurs.
Les aides publiques ? Une manne pour quelques-uns
- STMicroelectronics / GlobalFoundries : €2,9 milliards pour une usine à Crolles. Trois mille emplois à la louche… pour 2,9 milliards !
- ArcelorMittal : €850 millions pour décarboner des sites en France. Combien d’emplois français réellement créés ? Personne ne le sait exactement.
- Automotive Cells Company (ACC – TotalEnergies / Stellantis / Saft JV) : €846 millions autorisés dans le cadre de l’IPCEI Batteries. Gigafactory Douvrin… et combien d’emplois locaux ? Quelques milliers, le reste du personnel et des profits voyagent ailleurs.
- Renault / AESC Douai : €48 millions pour produire des batteries. Une goutte dans l’océan des milliards, pour un petit millier d’emplois.
Ces aides passent sous le couvert des IPCEI (projets d’intérêt européen) et du plan France 2030, censés soutenir l’innovation et la transition énergétique. Mais dans les faits, elles profitent à des multinationales dont la présence française est marginale.
Les salariés français ? Une minorité
Regardons les chiffres :
- Renault : 38 000 salariés en France sur 106 000 au total (~36 %)
- TotalEnergies : 37 900 en France sur 102 579 (~37 %)
- LVMH : 70 000 en France sur 198 000 (~35 %)
Pendant que ces groupes jouent la carte de la « fierté nationale », la majorité des emplois et des profits échappent au pays.
- Renault : 38 000 salariés en France sur 106 000 au total (~36 %)
Et la contribution au système social ?
Ces mêmes groupes captent les aides, profitent des dispositifs fiscaux comme le CIR ou le CICE, et redistribuent peu au système social français : dividendes massifs vers les actionnaires, optimisation fiscale, PGE et aides Covid utilisés pour renforcer les trésoreries plutôt que pour l’emploi local.
La complicité politique
Les IPCEI et France 2030 passent avec le soutien implicite de l’État et de parlementaires. Les décisions budgétaires sont votées, les aides distribuées, sans aucune obligation sérieuse de créer des emplois locaux proportionnels aux milliards investis. Les citoyens, eux, continuent à payer impôts et taxes pour financer ces dispositifs
MoDem-LREM
Le groupe MoDem-LREM soutient activement le plan France 2030, mettant en avant l’importance de l’innovation et de la compétitivité industrielle. Cependant, ce soutien a été critiqué pour son manque de contrôle sur l’utilisation des fonds publics et l’absence de garanties concernant la création d’emplois durables en France.
Rassemblement National (RN)
Le RN, tout en critiquant l’UE et les politiques économiques libérales, a proposé des mesures favorables aux entreprises, telles que la réduction des impôts de production et la simplification des normes. Ces propositions s’inscrivent dans une logique de soutien aux grandes entreprises, parfois au détriment des finances publiques. Le Monde.fr
La France Insoumise (LFI) : complicité implicite
LFI critique officiellement les aides aux grandes entreprises, mais sur certains dossiers stratégiques, comme les IPCEI semi-conducteurs ou batteries, le parti ferme les yeux sur le fait que ces multinationales délocalisent une partie massive de leur production.
Résultat : elles encaissent les aides publiques, mais échappent aux taxes et obligations françaises, car leurs filiales et profits sont hors de France.
Cette posture montre une complicité implicite : préserver la “souveraineté industrielle” prend le pas sur la protection des citoyens ou la lutte contre la captation des aides.
Les aides publiques massives sont captées par des multinationales qui délocalisent production et profits, échappant à toute pression fiscale ou sociale. LFI, RN et MoDem-LREM, par action ou par passivité, permettent à ces entreprises de profiter de l’argent des citoyens français sans crainte, accentuant la contradiction : les efforts demandés aux Français ne leur profitent pas.
L’effet Trump : surtaxes et protectionnisme
Pendant ce temps, les États-Unis imposent des surtaxes sur nos exportations, renforçant leur protectionnisme et pénalisant les filières françaises qui exportent. Ces multinationales, protégées par des aides massives, peuvent résister. Mais le reste des PME et citoyens français trinquent, eux, sous le poids de la fiscalité et de la concurrence déloyale.
La contradiction flagrante
Les citoyens paient, les multinationales encaissent, les profits s’échappent, l’État ferme les yeux.
Et pourtant, le gouvernement et ses soutiens (Bayrou, LREM, MoDem) continuent de nous seriner avec des solutions absurdes : travailler plus, travailler les jours fériés, prolonger l’âge de départ à la retraite… Tout ça pour “trouver des milliards” qui, en réalité, sont déjà dans le système.
La vérité est simple : ces milliards manquent parce que les grandes entreprises échappent à leurs obligations, délocalisent la production, optimisent fiscalement leurs profits et participent trop peu au système social français.
Pour équilibrer les comptes, pas besoin de faire suer davantage les citoyens : il suffirait d’être ferme sur la production en France, d’exiger des entreprises qu’elles contribuent proportionnellement au système social, et de mettre fin aux aides sans contreparties.
Cette contradiction met en lumière l’injustice fondamentale : on demande aux Français de payer toujours plus, alors que les multinationales et leurs complices politiques exploitent les failles du système pour s’enrichir encore davantage.
Exigeons la transparence et la justice
Interdiction des avantages post-mandat pour les parlementaires
Il est impératif d’instaurer une loi interdisant à tout parlementaire élu de bénéficier d’un quelconque avantage, financier ou en nature, de la part d’une entreprise pendant une période de 25 ans après la fin de son mandat. Cette mesure vise à éradiquer le lobbying et les conflits d’intérêts qui gangrènent la politique française.
Prenons l’exemple de François Fillon, ancien Premier ministre, qui, après sa défaite à la présidentielle de 2017, a été nommé au conseil d’administration de deux sociétés publiques russes, dont Zaroubejneft, un groupe pétrolier détenu par l’État russe. Bien qu’il ait affirmé n’avoir jamais été rémunéré pour ces fonctions, sa nomination soulève des questions sur les liens entre politique et intérêts privés, notamment dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
Un autre exemple concerne Jean-Pierre Raffarin, également ancien Premier ministre, qui a rejoint le conseil d’administration de la société chinoise China National Offshore Oil Corporation (CNOOC). Cette nomination a suscité des interrogations sur les relations entre la France et la Chine, ainsi que sur les implications géopolitiques de tels liens.
Ces exemples illustrent la nécessité d’une législation stricte pour prévenir les conflits d’intérêts et garantir l’intégrité des institutions publiques.
Publication détaillée par entreprise de toutes les aides reçues.
Clause emploi local : les aides doivent créer de vrais emplois français.
Plafonnement des dividendes et contrôle de redistribution
Priorité aux PME et services publics, qui eux créent de l’emploi réel et restent en France.
Il est temps de mettre fin à ce pillage légal, de montrer que l’État n’est pas neutre et que les multinationales ne méritent pas un passe-droit.
Mobilisation dès le 10 septembre
Face à cet État capitaliste qui presse les salariés au profit des multinationales et de l’Europe, il est crucial de se mobiliser. Le 10 septembre, une journée d’action est prévue pour dénoncer ces dérives et exiger des changements concrets.
Il est temps de dire stop à cette logique qui sacrifie les citoyens au profit d’intérêts privés

